Entre ta VMA, ta VO₂max et tes seuils ventilatoires SV1 / SV2 (issus d’un test PaceLab ou de ton propre bilan), puis déplace le curseur : chaque allure se lit en zone, en % VMA et en fréquence cardiaque. Rien n’est envoyé ni enregistré : tout se calcule dans ton navigateur.
Le modèle scientifique à trois zones (Seiler) découpe l’intensité par tes deux seuils. Le tableau les projette ensuite sur la grille PaceLab à cinq zones utilisée dans ton rapport.
| Zone PaceLab | Repère physiologique | Vitesse | Allure | % VMA | FC |
|---|
Minutes réellement passées dans chaque zone sur une semaine type, échauffements et récupérations compris (export montre ou estimation).
Lors d’un test incrémental avec analyse des gaz, la ventilation ne suit pas linéairement l’intensité. SV1 (premier seuil ventilatoire) est le point où la ventilation s’accélère par rapport à la consommation d’oxygène : c’est la fin du domaine « modéré ». SV2 (point de compensation respiratoire) est le point où la ventilation s’accélère aussi par rapport au rejet de CO₂ : au-delà, l’acidose n’est plus compensée et l’effort ne peut être maintenu qu’un temps limité. [7] [8]
Seuils ventilatoires, seuils lactiques, MLSS et vitesse critique sont des repères apparentés mais non interchangeables : SV2 n’est pas strictement la frontière entre domaines « lourd » et « sévère ». C’est une limite de tous les modèles à zones, et une raison de mesurer plutôt que d’estimer. [6]
La VO₂max est un débit d’oxygène (ml/kg/min). La VMA (vVO₂max) est la vitesse la plus basse à laquelle ce débit est atteint. Entre les deux, l’économie de course : deux coureurs à 56 ml/kg/min peuvent avoir 15,5 et 17,5 km/h de VMA. Une VMA de terrain (Demi-Cooper, VAMEVAL) dépend du protocole et n’est pas automatiquement la vVO₂max de laboratoire. [3]
Chez les athlètes d’endurance de haut niveau, la majorité du volume (souvent 75–80 %) se fait sous SV1, le reste se répartissant entre Z2 et Z3 selon les sports et les périodes. [1] Un essai randomisé de 9 semaines sur 48 sportifs a trouvé un avantage au polarisé sur plusieurs variables clés. [4] La méta-analyse en réseau de 2025 sur données individuelles (13 études) nuance : pas de différence globale significative entre polarisé et pyramidal sur VO₂max et contre-la-montre, avec une possible interaction avec le niveau initial. [5]
Ce qui fait consensus : beaucoup de faible intensité réellement sous SV1, une haute intensité dosée, et des zones qui sont les tiennes plutôt que des pourcentages génériques. [2]
Calculs : allure = 60 ÷ vitesse (min/km) ; % VMA = 100 × vitesse ÷ VMA ; part d’une zone = 100 × minutes ÷ total. Allures arrondies à la seconde pour l’affichage, classement en zone sur les valeurs non arrondies.
Courbe : VO₂ illustrée = VO₂max × min(v ÷ VMA, 1), avec un léger relèvement figuré entre SV2 et VMA pour rappeler la composante lente de la VO₂. Sans VO₂max, l’ordonnée devient un indice relatif. La courbe n’intervient pas dans les zones.
FC estimée : interpolation linéaire entre les couples (SV1, FC à SV1), (SV2, FC à SV2), (VMA, FC max) que tu as saisis ; en dessous de SV1, extrapolation vers 50 % de FC max à l’arrêt. Sans FC saisies, aucune FC n’est affichée : l’outil ne recourt pas à 220 − âge.
Mode hypothèse : SV1 = VMA × 72 % et SV2 = VMA × 86 % par défaut, valeurs médianes plausibles chez des coureurs entraînés, avec une dispersion réelle d’environ ±10 points — d’où l’avertissement. [2]
Lecture de la semaine : « polarisée » si Z1 ≥ 70 % et Z3 > Z2 ; « pyramidale » si Z1 ≥ 60 % et Z1 > Z2 > Z3 ; « orientée seuil » si Z2 ≥ 30 % ; « faible intensité dominante » si Z1 ≥ 70 % sinon ; « mixte » dans les autres cas. Règles descriptives propres à l’outil.
Validation : nombres finis ; VMA 8–26 km/h ; VO₂max facultative 20–95 ; 0 < SV1 < SV2 < VMA ; FC 60–230 bpm avec FC SV1 < FC SV2 < FC max ; minutes ≥ 0, total ≤ 3 000 min/semaine. Ces bornes sont des garde-fous de saisie, pas des normes physiologiques.
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Quantifying training intensity distribution in elite endurance athletes: is there evidence for an « optimal » distribution? Scand J Med Sci Sports.
Modèle à 3 zones fondé sur SV1 / SV2 · distribution observée chez des élitesA critical evaluation of current methods for exercise prescription in women and men. Med Sci Sports Exerc.
Les % de FC max / VO₂max placent les individus dans des domaines différentsSignificance of the velocity at VO₂max and time to exhaustion at this velocity. Sports Med.
vVO₂max, économie de course, dépendance au protocolePolarized training has greater impact on key endurance variables than threshold, high intensity, or high volume training. Front Physiol.
Essai randomisé · 48 athlètes · 9 semainesWhich training intensity distribution intervention will produce the greatest improvements in maximal oxygen uptake and time-trial performance in endurance athletes? Sports Med.
Méta-analyse en réseau sur données individuelles · 13 étudesAn examination and critique of current methods to determine exercise intensity. Sports Med.
Seuils, domaines d’intensité et limites des méthodesA conceptual framework for performance diagnosis and training prescription from submaximal gas exchange parameters. Int J Sports Med.
Zones d’entraînement définies par les seuils ventilatoiresThe transition from aerobic to anaerobic metabolism. Res Q Exerc Sport.
Modèle historique des deux transitions ventilatoiresLe test PaceLab (analyse des gaz, protocole incrémental) fournit exactement les valeurs que cet outil attend : VO₂max, VMA, SV1, SV2 et les fréquences cardiaques associées, avec un rapport détaillé. Reims et Paris toute l’année